mercredi 2 novembre 2011

Bilan du voyage en vrac

Les bons moments :
Les parties de rires avec Sammy qui a réclamé des nubiennes tous les jours, son intérêt pour le dieu MIN et la déesse KA (là on a bien rigolé.)

Les trois "Nepher" (la belle) :
Nepherdomi qui a su tenir nos comptes avec maitrise et qui n’était pas la dernière dans les fous rires .
Nephernelly, déesse bienveillante avec sa pharmacie ambulante sans laquelle Danielle serait peut-être encore à Assouan.
Nepherdani, la gourmande, celle dont Ted a dit qu’elle avait toujours l’estomac dans les vases canopes .

Ted qui a su rester stoïque devant les quolibets de ses petits cop's qui couraient dans tous les sens, parce qu'il restait parfois avec les filles.

"Il est où Jean-Louis?" Cette question se pose dans toutes les langues, Abdu ne savait plus quel dieu prier pour l'empêcher de bouger. Pour nous, c'est quand il a failli monter dans un bus qui n'était pas le nôtre sans que cela le perturbe, alors qu'il venait de passer devant nous sans nous voir!
Le seul a avoir eu la tourista fut Abdu notre guide ;
Le même, qui nous a proposé de l’argent quand nous avons été à court.
Les promenades aux souks et le harcèlement des vendeurs : « un euro ! », « c’est gratuit jusqu’à la caisse ! »

les moments difficiles :
 
Les embouteillages du Caire;
La mauvaise gestion distance-temps entre les visites au Caire ;
L'impression d'avoir bâclé Saqqara.
Les embrouilles d'Aziz 
Le changement de programme inopiné à Assouan.


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mardi 1 novembre 2011

KARNAK : des alignements


Notre dernière excursion du séjour. 3km séparent les temples de Louxor et de Karnak, les pharaons allaient de l’un à l’autre par l’allée des Sphinx, nous, c’est toujours le minibus climatisé, (40° à Louxor aujourd’hui, mais chaleur sèche, c’est mieux.)





Ça sent la fin des vacances, retour sur le Caire ce soir, et demain Lyon. A cause de la grève des stewarts, Air France  nous a re-casés sur un vol affrété à une compagnie portugaise.  Nous serons demain de retour parmi vous. Inch Allah.

La Vallée des rois

Ancrage à Louxor après avoir passé l’écluse d’Esna (une première pour beaucoup d’entre nous). Nous savourons notre dernier repas sur la dahabeya. Nasser notre cuisinier fait des merveilles dans une minuscule cuisine avec des produits frais qu’il achète lors des escales. Bon, nous sommes contents que la viande soit bien cuite lorsqu’on a vu l’étal du boucher, avec le bœuf qui pend dans la rue à la poussière et aux mouches. Au résultat c’est vraiment très bon.





Lever matinal, maintenant on a l’habitude, avec le muezzin qui nous appelle à la prière, et finie la croisière. En route pour la vallée des Rois. Jusqu’ici nous avons vu beaucoup de belles choses, mais c’est dans ces tombeaux que nous attendent les plus belles fresques colorées. Les tombeaux des rois, sont majestueux et richement décorés, cependant ceux que nous avons préférés sont ceux des artisans, on les comprend, on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Le temple de Louxor en fin d’après-midi se teinte d’ocre dans la lumière du soir avec devant l’entrée son obélisque* orpheline qui se languit de sa jumelle parisienne qui joue les élégantes en France pendant qu’elle,  est encore exposée au vent de sable du désert tout proche. Notre hôtel se trouve juste en face. 
*obélisque : n. masculin. (ici: licence poétique)










dimanche 30 octobre 2011

Râ des villes et Râ des champs,



L’après-midi, on se la coule douce. Après avoir visité ce matin le temple de Knoum, le dieu qui façonne les bébés sur un tour de potier, nous révisons nos leçons en dieux Egyptiens.




La veille au soir, arrivés un peu tôt au point d’ancrage : Esna, notre petite troupe a tenu à se promener dans la ville, malgré l’avis réservé de notre guide. Tous sauf une, Danielle, toujours prudente, est restée à bord. Elle a eu raison. Au retour les autres ont décrit une ambiance hostile, les étrangers ne sont manifestement pas les bienvenus à Esna. Suivis par des gamins qui ont fini par leur lancer des cailloux sur un « front de Nil » plus crade que crade. On ne vous pas encore trop parlé de la saleté qui nous entoure depuis le début, mais c’est vraiment incontournable. Le Caire est une ville poubelle, ceux qui sont allés en Inde disent que c’est pareil. Bref, pour nous, il y a deux Egypte, celle-ci et celle des pharaons et de la dahabeya.




Alors pour occuper les hyperactifs,  l’équipage nous a proposé de mouiller près d’un village rural au bord du Nil et d’aller dire bonjour à la population qui ne voit passer sur le fleuve que les paquebots de croisière qui ressemblent à des usines flottantes. (En ce moment il n’y en a guère.) Là nous avons été accueillis avec gentillesse, une famille cultive la terre et nous a montré les bananiers, fait goûter de la canne à sucre et laissé prendre quelques photos. Pour une fois nous leur avons donné quelques livres avec plaisir.

samedi 29 octobre 2011

RE: les bulles

Au final, les amis n'ont pas osé apporter du champagne dans leur valise, craignant que d'une part la bouteille se casse dans la soute et que d'autre part elle soit saisie à la douane, l'alcool n'étant pas admis en pays musulman. Du coup on a fait pareil, seul Sammy a apporté un Chablis. Nous pouvons confirmer l'absence d'alcool dans les restaurants. Heureusement sur le bateau il y a du vin rouge (cher et pas très bon, mais on en boit quand même) et de la bière.




Le poids de l'Islam est lourd en Egypte pour les découvreurs que nous sommes. Nous n'avions pas encore abordé ce sujet sérieux, mais ici nous vivons au rythme du muezzin qui appelle à la prière cinq fois par jour (début à 4 heures du matin). Sur la bateau certains membres de l'équipage sortent le tapis et prient Allah tandis que ceux qui sont occupés reportent leur prière à un autre moment. Le problème c'est que les minarets sont équipés de haut-parleurs afin que tous les environs en profitent.



Aujourd’hui c'est vendredi, équivalent de notre dimanche. Ce matin on a arrêté la navigation pour aller à la mosquée (enfin pas nous). Aziz notre guide du Caire nous avait parlé de ses croyances, Abdullah, celui du reste du voyage évoque volontiers des sourates du Coran, comme nous nous parlons de l'Ancien Testament. C'est très intéressant. L'Egypte est un creuset de courants religieux. Les coptes ont suivi saint Marc et ce n'est que bien plus tard que l'Islam s'est imposé.




Nos dieux du moment s'appellent plutôt Isis et Osiris et ce matin à Edfou nous avons visité le temple d'Horus. Nous pensions qu'à la longue nous serions rassasiés, et bien en fait c'est tout le contraire, plus on apprend, mieux on connaît les personnages et plus on a envie de connaître leur histoire.

jeudi 27 octobre 2011

Dahabeya




Ca y est, nous avons rejoint notre hôtel flottant de rêve où tout n'est que luxe calme et volupté. Nous naviguons sur le Nil et défilent devant nous palmeraies, bananiers, manguiers, pendant que nous sirotons apero, thé a la menthe, et autres karkadé. Nous n'en dirons pas plus de peur de vous énerver.

Ce matin nous avons visité le temple de Kom Ombo et maintenant nous sommes calés en hiéroglyphes !

La journée de demain sera identique sauf que nous visitons Edfou. Pensez bien à nous, la vie est parfois très dure :-)

mercredi 26 octobre 2011

La traversée du désert





On dit qu'en Egypte il n'y a pas de décalage horaire, cela fait pourtant 2 nuits de suite que nous nous levons à 3h du matin. Nous sommes donc partis en convoi a travers le désert pour Abou Simbel. En route nous avons croisé beaucoup de camions de dromadaires et tout comme les Dupond et Dupont avons été victimes de mirages.


















A l'arrivée, les temples de Ramses II et de son épouse Nefertari se dressent sur la falaise face au lac Nasser, retenue artificielle du Nil. Les deux temples ont dû être déplacés pour ne pas être engloutis par le barrage. Dire que Ramses était mégalo est un euphémisme, on ne va pas s'en plaindre, ces temples sont des chefs-d'oeuvre.


Nous rejoindrons notre dahabeya cet après-midi.